La certification, parent pauvre de la digitalisation de l’entreprise ? #JDN

par marketingthema

qhse

La Qualité, Sécurité, Environnement (QSE) restent trop souvent une démarche volontaire de l’entreprise. Pourtant, dans un monde complexe et de moins en moins sûr, l’entreprise ne peut exister sans la confiance de ses clients, de ses actionnaires, de son personnel…

Aujourd’hui, les outils de Business Intelligence (BI) et de reporting sont parfaitement intégrés dans les systèmes d’information de l’entreprise s’agissant de la gestion des données RH, comptables, de production et de stock. C’est moins vrai pour la Qualité, Sécurité, Environnement (QSE), qui restent une démarche volontaire de l’entreprise. Pourtant, dans un monde complexe et de moins en moins sûr, l’entreprise ne peut exister sans la confiance de ses clients, de ses actionnaires, son personnel…

Au cœur des démarches QSE, réside donc deux enjeux majeurs : comment optimiser le fonctionnement de l’entreprise et comment donner la confiance nécessaire à ses parties prenantes ? L’entreprise a donc tout intérêt à rendre son système de management plus collaboratif, à piloter davantage la performance en intégrant les fonctionnalités QSE dans les ERP au même titre que le suivi de la production, de la gestion comptable etc.

La malédiction des fichiers Excel

Pour mettre en place la certification (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45000…), une organisation doit recruter un responsable QSE, puis créer sa documentation soit l’ensemble des processus, des procédures, des modes opératoires de l’entreprise. Six mois de travail environ. Enfin, elle doit créer l’ensemble des outils de suivi de la performance : fichiers de suivi des non-conformités, fichiers de suivi des audits, des indicateurs, etc. Pour gérer son système de management, on considère qu’une entreprise de 100 personnes doit mettre en place des dizaines de fichiers Excel. La malédiction des fichiers Excel ne fait que commencer ! Une fois certifiée, le responsable QSE de l’entreprise va devoir exploiter ces fichiers : il va passer 25% de son temps à les requêter pour définir les tableaux de bord. Les conséquences sont facilement imaginables :  perte de temps, manque de réactivité de l’information et dans les prises de décision.

Pourquoi ne pas intégrer l’ensemble des données dans le système d’information existant ? Un logiciel de gestion standard permet de gérer des données comptables, de production, de stock mais aussi les outils pour piloter l’entreprise ! Pourtant, on se rend compte que ce n’est pas le cas. Il n’y a pas de notion de gestion des indicateurs qualité, sécurité, environnement, de gestion des audits, de revues de performance dans ces outils. L’entreprise DOIT créer ses fichiers Excel ! On pourrait tout à fait intégrer ces notions dans les logiciels existants mais à la condition de réaliser des développements spécifiques pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Incompatible avec les ressources d’une PME ! Résultat ? 95% des entreprises – grands groupes compris – gèrent leur système de management sur des fichiers Excel.

Article complet sur JDN

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :