Réalisme, instrumentalisme et vérisimilarité #Thema2

par marketingthema

Si vous êtes toujours vivant ou vivante et vous n’avez pas perdu conscience ceci est bon signe ;) vous être peut être un futur philosophe des sciences ! mais cette partie est assez importante elle traite du lien entre théorie et monde qu’elles sont censées expliquer.

Le réalisme selon chalmers : Une théorie vise à décrire le monde (stable) tel qu’il est réellement, la théorie rend donc compte d’une réalité. Notion de vérité, le monde existe indépendamment de nous. Une théorie sera vraie même si personne n’y croit, ou fausse même si tout le monde y croit.

Exemple : Théorie cinétique des gaz, Réalisme (vérité) ou instrumentalisme (fiction) ?

L’instrumentalisme : la composante théorique de la science ne décrit pas la réalité, les théories y sont vues comme des instruments conçus pour relier entre elles deux séries d’état observables. Les théories contient aussi une notion de vérité mais plus restrictive, ou on considère que la théorie est « utile ou pas » en tant qu’instrument pour la maitrise expérimentale du monde observable. L instrumentalisme est la position qui considère que les modèles scientifiques ne sont que des instruments nous permettant de concevoir commodément les phénomènes et, éventuellement, de les devancer par des prédictions. Dans sa version extrême il y’a séparation entre concepts théorique (fictions utiles pour faciliter le calcul), et concepts applicables aux situations observables.

Exemple concepts applicable : l’instumentaliste naif admet l’existence de boules de billard avec des boules qui roulent a des vitesses différentes, ou entrer en collision avec les bords.

Exemple concept théorique : La mécanique newtonienne servira de dispositif calculatoire permettant de déduire les positions observables et la vitesse des boules. (force impulsion d’impact, de frottement, etc…).

Les théories scientifiques sont donc un ensemble de règles reliant un ensemble de phénomènes.

Exemple : La structure moléculaire du benzène (voir plus haut) est une série d’anneaux selon kékulé, il considérait lui même ces anneaux comme des fictions théoriques utiles, jusqu’à l’avènement de microscopes électroniques et la possibilité de les voir quasi-directement.

L’attitude instrumentaliste est moins productive que l’attitude réaliste qui ouvre plus de perspectives de développement (prennent plus de risque et de spéculation qui fait progresser la science).

 

Pour Chalmers, l’instrumentalisme est une sorte d’inductivisme qui possède les mêmes défauts (observations chargées de théories, etc..)

Passons désormais à l’étude de la vérité !

La théorie de la vérité-correspondance considère que la vérité ou la fausseté d’une proposition dépend de ses rapports avec le monde : une proposition sera dite vraie si elle décrit adéquatement un état de choses réel1. L’expression de vérité-correspondance a émergé au XXe siècle en tant que telle, mais il s’agit là d’une conception classique en philosophie de la connaissance, qu’on peut faire remonter jusqu’aux Grecs. Cette théorie s’oppose en particulier à la conception de la vérité en tant que cohérence, qui affirme que la vérité d’une proposition ne dépend pas de son rapport au monde, mais de ses relations avec d’autres propositions. Ces deux théories s’opposent donc sur la nature du rapport entre le langage et le monde. Les tenants d’une conception de la vérité en tant qu’adéquation avec le monde sont le plus souvent aussi tenants d’une conception réaliste, affirmant l’existence du réel indépendamment de nos perceptions.

Le principal défenseur de la théorie de la vérité comme correspondance avec les faits, est le mathématicien Alfred Tarski. Ses thèses furent reprises, notamment par Karl Popper pour sa « Logique de la découverte scientifique ». Au XXe siècle, Bertrand Russell et George Edward Moore ont soutenu une théorie de la vérité-correspondance. Exemple du paradoxe du menteur : « un homme déclare « Je mens ». Si c’est vrai, c’est faux. Si c’est faux, c’est vrai. » Tarski sépare donc le « Langage objet » du « métalangage ».

La notion de vérité ou vérisimilarité et les problèmes qu’elle pose :

L’une des premières difficultés de la vérité réside dans le fait que les lois que la science est censée saisir, existent en dehors de toute intervention humaine ou expérience (l’humain procède donc à des déformations lors de son expérience). Schématiquement donc en parlant de recherche de vérité, les lois de la physique cherchent choisissent certains propriétés ou caractéristiques qui peuvent être attribuées à des objets. En général, les systèmes auront d’autres caractéristiques que celles ayant trait à une loi donnée et soumis à l’éxpérience, et seront soumis à ces caractéristiques supplémentaires (exemple une feuille qui tombe : est un système mécanique, hydrodynamique, chimique, biologique, optique et thermique) Ce sont sont donc des formulations alternatives pour une loi de physique, ce qui peut poser problème. Aussi, la théorie de correspondance avec la vérité ne prend pas en compte que les théories sont des créations humaines pouvant être modifiées avec le temps, alors que le monde réel est différent.

Popper essaya de contribuer à ce problème de recherche de vérité en parlant d’approximation vers la vérité, ou la vérisimilarité. Les théories donc progressent à chaque fois de plus en plus vers la vérité, chaque théorie contient du vrai et faux, si son contenu de vrai dépasse son contenu de fausseté on la prend et elle nous aura rapproché un peu plus de la vérité. Karl Popper défend le réalisme contre l’instrumentalisme en inventant le concept de vérisimilarité dans Conjectures et réfutations. Même si chaque théorie est un jour ou l’autre abandonnée au profit d’une nouvelle, et par conséquent considérée comme fausse (en tant que non conforme à la réalité), Popper considère que la nouvelle théorie est malgré tout plus proche de la vérité que celle qu’elle remplace. La vérisimilarité est cette approximation vers la vérité des théories en évolution.

Chalmers conclue par dire que son ouvrage vise à combattre ce qu’on appelle l’idéologie de la science dans nos sociétés ou cette sorte de sacralisation extrême, elle utilise le concept douteux de science et vérité qui est sensée lui correspondre. Les physiciens comme popper et lakatos attaquent le marxisme, la psychologie adlérienne, ou la sociologie moderne sous prétexte qu’elles ne sont pas réfutables, et nomment ça « la pollution intellectuelle » , d’un autre côté l’approche de « tout est bon » de Feyerabend bous contraint à renoncer à toute structuration. Personne ne sait à quoi ressembleront les théories du futur en tout cas pas la philosophie des sciences !

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